Archives mensuelles : septembre 2012

Premier regroupement national : essai transformé !

L’entraide est un fondement de la culture MPS, sans elle nous serions tous encore en train de barboter dans notre coin. C’est donc avec beaucoup d’intérêt que nous nous sommes retrouvés à 6 bateaux ce week-end à La Rochelle, et parmi ces six skiffeurs, une moitié a déjà participé à des régates en MPS (Gilles G, Emilien, Thomas) tandis que l’autre fait ses débuts (Frédéric, Paul, Thierry). De Toulouse à Brest, c’est la MPS connection !

Nous avions prévu de nous installer sur la cale de la SRR/EVR, mais l’organisation du Grand Pavois bloquait l’accès, du coup nous avons élu domicile sur la cale industrielle au fond du port.

Samedi, nous avons comparé nos bateaux à terre et vérifié les réglages des uns et des autres. Puis nous avons décomposé le virement de bord et l’empannage sur un bateau à terre, pour que tout le monde ait bien en tête une procédure « classique » à appliquer. Sur l’eau, un 6-8 noeuds calme et ensoleillé nous attendait, l’idéal pour mettre en pratique les manoeuvres et se passer les consignes et conseils. Bords de près, portants, enchainement de manoeuvres, quelques dessalages pour bien faire, en résumé une session efficace et productive et il fallait bien les quelques pintes et la pizza du soir dans une bonne ambiance sur le vieux port pour s’en remettre.

Dimanche matin, le vent s’est fait remarqué par son absence. Après un peu de bricolage d’optimisation (rien à réparer sur un MPS, ça ne casse jamais !), nous avons remis le couvert pour une session de manoeuvres à terre, en faisant tourner les cobayes sur le bateau-démo et en prenant le temps d’analyser chaque geste. Nous nous sommes arrêtés sur cet épisode instructif, défaits par la conjugaison de la pétole, de la marée basse gros coeff à midi (vase en bout de cale) et des contraintes horaires des uns et des autres.

En résumé, un week-end très enrichissant qui confirme l’intérêt du regroupement national bi-annuel. Vivement le prochain !

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A voir aussi : jolies photos de Derviche prises depuis la cale de la SRR

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Carnac 2012

Samedi pétole ensoleillée, dimanche petit medium nuageux : on ne peut pas toujours tout avoir, mais on aura quand même couru 5 manches ! 44 participants pour cette étape du circuit Breizhskiff, dont 3 Musto Skiff : Laurent, Thomas et Emilien. Excellente organisation et bonne ambiance comme d’habitude, notamment lors du repas des coureurs samedi soir, avec une baignade de minuit mémorable pour les plus téméraires…

Les conditions étaient idéales pour régater sans être dépassé par la technique, avec un vent oscillant entre 6 et 12 noeuds, de petit trap’ à plein trap’ avec un peu de régulation pour les plus légers.

Les résultats confirment les progrès réalisés lors du mondial à Weymouth et sont encourageants pour les nouveaux venus :

  • Laurent : 31e, dans le paquet
  • Thomas : 6e, belle progression
  • Emilien : 1er, champagne !

C’est donc, après Plérin 2011, une victoire de plus en MPS avec un petit peu plus de vent, ce qui confirme la polyvalence de ce bateau et sa capacité à sortir de bons résultats en intersérie !

Prochains rendez-vous : entrainement MPS le week-end prochain à La Rochelle, puis étape Breizhskiff toujours à La Rochelle le 6/7 octobre.

Liens :

Comment changer sa cale de dérive

Ou sa version outre-manche : daggerboard gasket repacking.

Les cales sont des bandes d’un genre de moquette, collé à l’intérieur du puit de dérive. L’intérêt est double :

  • faire joint pour empêcher l’eau dans le puits et limiter les turbulences
  • caler efficacement la dérive car c’est tout bon pour les perfomances

Avec le temps, ces bandes se décollent. Pour les changer, il vous faut :

  • le kit de « joint-moquette » pour dérive de chez Ovington : http://www.ovingtonboats.com/products/600 (TODO réf. 3M)
  • de l’acétone et un tissu pour frotter
  • du papier à poncer genre 240
  • un couteau bien aiguisé
  • de l’aérosol silicone genre McLube

Le kit comporte deux bandes autocollantes de largeur différente : la plus large est pour la partie haute du puits de dérive.

Commencer par retirer les bandes en place (ou dans mon cas ce qu’il en restait…)

Bien nettoyer à l’acétone, ne pas lésiner sur cette étape. Il ne doit plus rester la moindre trace de colle, la surface doit être parfaitement lisse et propre.

Poncer légèrement la surface pour optimiser l’adhérence de la bande. Rincer et sécher l’ensemble.

Découper la bande à la bonne longueur pour qu’elle rentre pile-poile dans le puits de dérive. Le côté plié sera à l’avant, les extrémités de la bande se rejoignent à l’arrière.

Coller en partant de l’arrière et en découvrant petit à petit la bande autocollante, s’aider d’un tournevis (par exemple) lorsque vous arrivez au « virage » de l’avant du puits pour bien appuyer la bande sur la paroi.

Une fois le collage terminé, laisser sécher au moins 12h, puis réitérer l’opération de l’autre côté en retournant le bateau.

Simuler l’insertion de la dérive. Ca sera probablement difficile à rentrer : mouiller le joint, siliconer généreusement la dérive à coup de McLube. Si ça ne rentre vraiment pas, s’aider du couteau pour retirer un peu d’épaisseur de moquette sur le joint. Attention de ne pas en retirer trop car elle a tendance à se compresser un peu avec le temps, il est préférable que ça soit un peu serré au début.

Empanner dans la brise

L’empannage de brise est probablement la manoeuvre la plus délicate lorsqu’on débute en MPS. A l’instar du jibe en funboard, elle demande un engagement physique et un bon timing, sous peine de dessalage. La bonne nouvelle, c’est qu’une fois ce palier atteint, ce n’est plus que du bonheur !

Les grands principes :

  • de la vitesse (en fait, un max de vitesse)
  • le bateau à plat
  • un angle de barre léger et précis

Mon parti pris : l’écoute de GV est lâchée au fond du bateau. Plus facile au début mais les inconvénients arriveront plus tard (notamment pour les affalages).

Conditions initiales : trapèze descendu au maximum, pied arrière dans le footstrap, couteau entre les dents.

Voici ma procédure, inspirée des vidéos, des conseils des anciens et de mes expériences :

  • se remonter un peu au trap (genre 20cm)
  • retirer le pied arrière du footstrap et le poser sur le liston (la position pied avant sur l’échelle, pied arrière sur le liston permet de conserver un bon couple de rappel tout en étant dynamique lors du changement de côté)
  • ravaler le mou de la contre-écoute de spi et coincer écoute + contre-écoute dans la main qui tient le stick
  • attendre le bon moment où le bateau va vite (risée, vague) et à plat pour enclencher une légère abattée – attention au dosage, trop d’angle et c’est le gadin assuré
  • immédiatement, traverser le pont en attrapant la nouvelle écoute au niveau de la poulie : traverser en deux pas, le pied avant (qui était sur l’échelle) au milieu, le pied arrière sur le liston en face et donner une bonne impulsion pour s’arracher et propulser les fesses sur l’échelle au vent.
  • l’angle de barre doit être neutralisé lorsque la GV passe l’axe du vent
  • faire le changement de mains dans le dos
  • s’accrocher au trapèze puis reborder le spi s’il n’est pas passé tout seul
  • sortir, mettre le pied dans le footstrap, se descendre

Quelques remarques :

Au début, vous dessalerez toujours à la gite plutôt qu’à la contre-gite en sorte d’empannage. N’hésitez pas à traverser le bateau le plus tôt possible, n’attendez pas que la GV passe, vous serez rarement trop tôt de l’autre côté.

Il faut trouver le coup de main pour placer l’écoute et la contre-écoute au bon endroit sur le stick et réussir à doser le bon angle de barre avec cette contrainte. Personnellement, c’est en me tenant debout que j’ai réussi à trouver le bon dosage.

Mise en pratique, perfectible pour ce qui est du passage du spi et du délai pour sortir au trapèze, mais globalement sans dégâts :